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Fils d'un humble ma?on et d'une lavandi?re, Domenico Cimarosa est n? ? Aversa, le 17 d?cembre 1749. Ses parents s'installent ? Naples en 1756. Le p?re de Domenico meurt en 1759. Sa m?re est accueillie par les moines de San Severo en ?change de travaux de blanchissage.
L'organiste du couvent, le fr?re Polcano, remarque l'int?r?t du jeune gar?on pour la musique. Il lui enseigne le solf?ge. Domenico entre au conservatoire Santa Maria di Loreto qui accueille des orphelins. Il deviendra pr?fet charg? de la formation vocale des plus jeunes de cette institution, apr?s sa formation.
Une riche protectrice, Costanza Pallante, lui accorde sa fille, Gaetana, en mariage. Elle lui permet de faire jouer son premier op?ra, "le Stravaganze del Conte", en 1777 au Teatro dei Fiorentini. Il obtient un succ?s d'estime avant de se faire v?ritablement conna?tre, en 1779, avec les "Tre Amanti" et "l'Italiana in Londra", sur un livret de Guiseppe Petrosellini. Rome fait chanter le grand castrat Crescentini dans le r?le-titre de "l'Italiana", puis la Scala de Milan, en 1780. La partition sera jou?e ? Londres en passant par l'Allemagne et l'Autriche, avant de gagner la France et l'Espagne.
Rome d?couvre la m?me ann?e une fantaisie en deux actes, "le Donne rivali", ? laquelle succ?de "i Finiti Nobili", com?die burlesque compl?t?e par un interm?de ? la napolitaine intitul? "Gli Sposi per accidente". Le Teatro Alibert de Rome donne "Ciao Mario", le premier "opera seria" du ma?tre qui entame la composition de "il Pittore Parigino", cr??e au d?but de l'ann?e suivante. Cette oeuvre sera suivie "d'Alessandro nelle Indie", dans le faux genre historique, sur un livret de M?tastase.
"Giannina e Bernardone", com?die sur un livret de Francesco Livigi, sera cr??e en 1781. Elle sera reprise par de nombreuses troupes ambulantes qui se produiront en Italie et en Europe. L'operia seria intitul? "l'Eroe Cinese", sur un livret de M?tastase, est cr?? en 1782 au San Carlo de Naples. C'est un ?norme succ?s. Cimarosa compose "la Villana Riconosciuta" et "Chi dell' altrui si veste presto si spoglia", en 1783, sur deux livrets de Francesco Palomba. "Il Mercato di malmantile" est donn? ? Florence et ? Turin la m?me ann?e. Le roi Vittorio Amadeo II assistera ? la repr?sentation de "L'Artaserse", sur un livret de M?tastase, au Teatro Regio de Turin.
Apr?s "il Credulo Deluso" (1786) et "l'Impresario in augustie" (1787), Cimarosa se rend aupr?s de Catherine II de Russie. Il passe par Florence, chez le grand-duc L?opold, par Parme, chez la reine Marie-Am?lie, par Vienne, chez de l'empereur Joseph II, et par Varsovie. Cimarosa d?barque ? Saint-P?tersbourg le 1er d?cembre 1787. Il y assumera, pendant quatre ann?es, les fonctions de responsable de la musique lyrique de la cour. Ce s?jour ne sera pas aussi faste qu'esp?r?. Les ouvrages comiques d?plairont ? une partie de l'aristocratie. Cimarosa d?missionne et quitte la capitale imp?riale apr?s certaines restrictions budg?taires.
Il traverse l'Europe, se rend ? Varsovie et arrive ? Vienne o? les Italiens r?gnent en ma?tre depuis la mort de Mozart et le d?part de Haydn pour Londres. Il rencontre, ? l'instigation de l'empereur L?opold II, le po?te d'origine v?nitienne Giovanni Bertati qui collaborera ? "il Matrimonio segreto", le chef-d'oeuvre qui immortalisera le nom de Cimarosa. L'intrigue est reprise d'une com?die britannique de Colmann et Garrick, intitul?e "The Clandestine Marriage" (1766). Elle sera adapt?e en fran?ais en 1768, par Leboras de M?zi?re, sous le titre de Sophie ou le mariage cach?. L'empereur fera rejouer l'ouvrage le soir m?me de sa cr?ation au Burtheater de Vienne, le 7 f?vrier 1792. Jamais un ouvrage comique n'aura connu un tel triomphe, pas m?me ceux de Mozart.
M?me accueil ? Naples. Les Fiorentini devront en donner cent dix repr?sentations en cinq mois. Cimarosa est nomm? organiste ? la chapelle royale sicilienne. Les quelques op?ras que le compositeur ajoute ? son catalogue, tels que "l'Amore rende sagace" ou "Gli Orazi e i Curiazi", re?oivent un accueil mitig? "Le Mariage secret" est le dernier grand ouvrage lyrique de son auteur. Cimarosa se range du c?t? des antimonarchistes, pour lesquels il compose un hymne, en 1799, lors de l'arriv?e des troupes fran?aises ? Naples et la fondation de l'?ph?m?re r?publique Parth?nop?enne.
Le retour des Bourbons lui vaudra la prison. Il se rend ? Padoue et ? Venise apr?s sa lib?ration, et meurt dans l'ancienne cit? des Doges le 11 janvier 1801.
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