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  Worldvisitguide > Places > Louvre Museum > French Painting > Nicolas Poussin > L'Enl?vement des Sabines
L'Enl?vement des Sabines
Model : Les Sabines

Date : near 1640

Dimensions : 2.06 m x 1.59 m
Material : Oil on canvas
Acquisition : Collection de Louis XIV
Ecole fran?aise - P?riode baroque
Louvre Museum
Nicolas Poussin
Richelieu Wing - Second floor - Section 14
Item 2 on 19
French Painting
Painting (Tableau historique)

Area related
Ile-de-France (France)


Description   

Tite-Live rapporte ainsi cet ?v?nement :

Histoire Romaine de Tite Live - Livre I : Des origines lointaines ? la fin de la royaut?
Organisation de Rome - Raptus Uirginum
I, 8
1 - Les c?r?monies religieuses r?guli?rement ?tablies, il r?unit en assembl?e g?n?rale cette multitude dont la force des lois pouvait seule faire un corps de nation, et lui dicta les siennes :
2 - et persuad? que le plus s?r moyen de leur imprimer un caract?re sacr? aux yeux de ces hommes grossiers, c'?tait de se grandir lui-m?me par les marques ext?rieures du commandement, entre autres signes distinctifs qui relevaient sa dignit?, il affecta de s'entourer de douze licteurs.
3 - On pense qu'il r?gla ce nombre sur celui des douze vautours qui lui avaient pr?sag? l'empire; mais je partage volontiers le sentiment de ceux qui, retrouvant chez les ?trusques, nos voisins, l'id?e premi?re des appariteurs et de cette esp?ce d'officiers publics, comme celle des chaises curules et de la robe pr?texte, pensent que c'est dans leurs coutumes qu'il faut rechercher aussi l'origine de ce nombre. Ils l'avaient adopt? parce que les douze peuples qui concouraient ? l'?lection de leur souverain fournissaient chacun un licteur ? son cort?ge.
4 - Cependant la ville s'agrandissait, et son enceinte s'?largissait chaque jour, mesur?e plut?t sur ses esp?rances de population future que sur les besoins de sa population actuelle.
5 - Mais pour donner quelque r?alit? ? cette grandeur, Romulus, fid?le ? cette vieille politique des fondateurs de villes qui publiaient que la terre leur avait enfant? des habitants, ouvre un asile dans ce lieu ferm? aujourd'hui par une palissade qui se trouve ? la descente du Capitole, entre les deux bois.
6 - Esclaves ou hommes libres, tous ceux qu'excitent l'amour du changement viennent en foule s'y r?fugier. Ce fut le premier appui de notre grandeur naissante.
7 - Satisfait des forces qu'il avait conquises, Romulus les soumet ? une direction r?guli?re : il institue cent s?nateurs, soit que ce nombre lui par?t suffisant, soit qu'il n'en trouv?t pas plus qui fussent dignes de cet honneur. Ce qui est certain, c'est qu'on les nomma P?res, et ce nom devint leur titre d'honneur; leurs descendants re?urent celui de Patriciens.
I, 9
1 - D?j? Rome ?tait assez puissante pour ne redouter aucune des cit?s voisines; mais elle manquait de femmes, et une g?n?ration devait emporter avec elle toute cette grandeur : sans espoir de post?rit? au sein de la ville, les Romains ?taient aussi sans alliances avec leurs voisins.
2 - C'est alors que, d'apr?s l'avis du s?nat, Romulus leur envoya des d?put?s, avec mission de leur offrir l'alliance du nouveau peuple par le sang et par les trait?s.
3 - "Les villes, disaient-ils, comme toutes les choses d'ici-bas, sont ch?tives ? leur naissance; mais ensuite, si leur courage et les dieux leur viennent en aide, elles se font une grande puissance et un grand nom.
4 - Vous ne l'ignorez pas, les dieux ont pr?sid? ? la naissance de Rome, et la valeur romaine ne fera pas d?faut ? cette c?leste origine; vous ne devez donc pas d?daigner de m?ler avec des hommes comme eux votre sang et votre race."
5 - Nulle part la d?putation ne fut bien accueillie, tant ces peuples m?prisaient et redoutaient ? la fois pour eux et leurs descendants cette puissance qui s'?levait mena?ante au milieu d'eux. La plupart demand?rent aux d?put?s en les cong?diant : "Pourquoi ils n'avaient pas ouvert aussi un asile pour les femmes ? Qu'au fond c'?tait le seul moyen d'avoir des mariages sortables."
6 - La jeunesse romaine ressentit cette injure, et tout sembla d?s lors faire pr?sager la violence. Mais, dans la pens?e de m?nager une circonstance et un lieu favorables, Romulus dissimule son ressentiment et pr?pare, en l'honneur de Neptune ?questre, des jeux solennels, sous le nom de Consualia.
7 - Il fait annoncer ce spectacle dans les cantons voisins, et toute la pompe que comportaient l'?tat des arts et la puissance romaine se d?ploie dans les pr?paratifs de la f?te, afin de lui donner de l'?clat et d'?veiller la curiosit?.
8 - Les spectateurs y accourent en foule, attir?s aussi par le d?sir de voir la nouvelle ville, surtout les peuples les plus voisins : les C?niniens, les Crustuminiens, les Antemnates.
9 - La nation enti?re des Sabins vint aussi avec les femmes et les enfants. L'hospitalit? leur ouvrit les demeures des Romains, et ? la vue de la ville, de son heureuse situation, de ses remparts, du grand nombre de maisons qu'elle renfermait, d?j? ils s'?merveillaient de son rapide accroissement.
10 - Arrive le jour de la c?l?bration des jeux. Comme ils captivaient les yeux et les esprits, le projet concert? s'ex?cute : au signal donn?, la jeunesse romaine s'?lance de toutes parts pour enlever les jeunes filles.
11 - Le plus grand nombre devient la proie du premier ravisseur. Quelques-unes des plus belles, r?serv?es aux principaux s?nateurs, ?taient port?es dans leurs maisons par des pl?b?iens charg?s de ce soin.
12 - Une entre autres, bien sup?rieure ? ses compagnes par sa taille et sa beaut?, ?tait, dit-on, entra?n?e par la troupe d'un s?nateur nomm? Talassius; comme on ne cessait de leur demander ? qui ils la conduisaient, pour la pr?server de toute insulte, ils criaient en marchant : '? Talassius'. C'est l? l'origine de ce mot consacr? dans la c?r?monie des noces.
13 - La terreur jette le trouble dans la f?te, les parents des jeunes filles s'enfuient frapp?s de douleur; et, se r?criant contre cette violation des droits de l'hospitalit?, invoquent le dieu dont le nom, en les attirant ? la solennit? de ces jeux, a couvert un perfide et sacril?ge guet-apens.
14 - Les victimes du rapt partagent ce d?sespoir et cette indignation; mais Romulus lui-m?me, les visitant l'une apr?s l'autre, leur repr?sente "que cette violence ne doit ?tre imput?e qu'? l'orgueil de leurs p?res, et ? leur refus de s'allier, par des mariages, ? un peuple voisin; que cependant c'est ? titre d'?pouses qu'elles vont partager avec les Romains leur fortune, leur patrie, et s'unir ? eux par le plus doux noeud qui puisse attacher les mortels, en devenant m?res.
15 - Elles doivent donc adoucir leur ressentiments, et donner leurs coeurs ? ceux que le sort a rendus ma?tres de leurs personnes. Souvent le sentiment de l'injure fait place ? de tendres affections. Les gages de leur bonheur domestique sont d'autant plus assur?s, que leurs ?poux, non contents de satisfaire aux devoirs qu'impose ce titre, s'efforceront encore de remplacer aupr?s d'elles la famille et la patrie qu'elles regrettent."
16 - ? ces paroles se joignaient les caresses des ravisseurs, qui rejetaient la violence de leur action sur celle de leur amour, excuse toute puissante sur l'esprit des femmes.

Les guerres qui s'ensuivent directement, notamment celle des Sabins
1, 10
1 - Elles avaient d?j? oubli? leur ressentiment lorsque leurs parents, plus irrit?s que jamais, et les habits souill?s en signe de deuil, soulevaient les cit?s par leurs plaintes et leurs larmes. Leur d?sespoir ne se renfermait pas dans les murs de leurs villes; ils se rassemblaient de toutes parts aupr?s de Titus Tatius, roi des Sabins. Le nom de ce prince, objet de la plus haute consid?ration dans ces contr?es, attirait autour de lui leurs envoy?s.
2 - Les C?niniens, les Crustuminiens et les Antemnates ?taient au nombre des peuples qu'avait frapp?s cet outrage. Tatius et ses Sabins leur parurent trop lents ? prendre un parti. Ces trois peuples se liguent pour une guerre commune.
3 - Mais les Crustuminiens et les Antemnates ?taient encore trop lents ? se lever au gr? des C?niniens et de leur impatiente vengeance; seuls avec leurs propres forces, ceux-ci envahissent le territoire romain.
4 - Mais, tandis qu'ils pillaient en d?sordre, Romulus vient ? leur rencontre avec son arm?e. La facile victoire qu'il remporte leur apprend que la col?re sans la force est toujours impuissante. Il enfonce leurs rangs, les disperse, les poursuit dans leur d?route, tue de sa main leur roi, et se pare de sa d?pouille. La mort du chef ennemi lui livre la ville.
5 - Au retour de son arm?e victorieuse, Romulus, qui, au g?nie des grandes choses alliait l'habilet? qui les fait valoir, suspend ? un troph?e dispos? ? cet effet les d?pouilles du roi mort et monte au Capitole. L? il les d?pose au pied d'un ch?ne consacr? par la v?n?ration des pasteurs, en fait hommage ? Jupiter, et trace l'enceinte d'un temple qu'il d?die ? ce dieu sous un nouveau surnom :
6 - "Jupiter F?r?trien, s'?crie-t-il, c'est ? toi qu'un roi vainqueur offre ces armes d'un roi, et qu'il consacre le temple dont sa pens?e vient de mesurer l'enceinte. L? seront d?pos?es les d?pouilles opimes que mes descendants, vainqueurs ? mon exemple, arracheront avec la vie aux rois et aux chefs ennemis."
7 - Telle est l'origine de ce temple, le premier dont Rome ait vu la cons?cration. Dans la suite, les dieux ont voulu ratifier la pr?diction des fondateurs du temple, en appelant ses descendants ? l'imiter, sans permettre toutefois qu'elle s'?tend?t trop, de peur de s'avilir. Dans un si grand nombre d'ann?es remplies par tant de guerres, on ne remporta que deux fois les d?pouilles opimes, tant la fortune fut avare de cet honneur.
I, 11
1 - Tandis que les Romains sont ? ces solennit?s religieuses, les Antemnates saisissent l'occasion, et envahissent leurs fronti?res abandonn?es. Une l?gion romaine s'y porte aussit?t, et surprend l'ennemi dispers? dans la campagne.
2 - ? la premi?re attaque, au premier cri de guerre, les Antemnates sont mis en fuite, leur ville prise. Alors Hersilie, femme de Romulus, obs?d?e par les supplications de ses compagnes enlev?es, profite de l'enivrement d'une double victoire pour supplier le vainqueur de faire gr?ce ? leurs parents et de les recevoir dans la ville naissante : c'est le moyen, suivant elle, d'en accro?tre la puissance par la concorde. Elle l'obtient sans peine.
3 - Il marche ensuite contre les Crustuminiens qui venaient l'attaquer; mais ceux-ci, d?j? d?courag?s par les revers de leurs alli?s, font encore moins de r?sistance.
4 - On envoya des colonies chez les uns et chez les autres. Il se pr?senta plus de monde pour Crustuminum, ? cause de la fertilit? du pays; tandis que de fr?quentes ?migrations, de la part surtout des familles appartenant aux femmes enlev?es, venaient de ces lieux m?mes grossir la population romaine.
5 - La derni?re guerre fut celle des Sabins; ce fut aussi la plus s?rieuse : car ce peuple agit sans pr?cipitation ni col?re; ses menaces ne pr?c?d?rent point l'agression;
6 - mais sa prudence ne rejeta point les conseils de la ruse. Spurius Tarp?ius commandait dans la citadelle de Rome. Sa fille, gagn?e par l'or de Tatius, promet de livrer la citadelle aux Sabins. Elle en ?tait sortie par hasard, allant puiser de l'eau pour les sacrifices.
7 - ? peine introduits, les Sabins l'?crasent sous leurs armes, et la tuent, soit pour faire croire que la force seule les avait rendus ma?tres de ce poste, soit pour prouver que nul n'est tenu ? la fid?lit? envers un tra?tre.
8 - On ajoute que les Sabins, qui portaient au bras gauche des bracelets d'or d'un poids consid?rable et des anneaux enrichis de pierres pr?cieuses, ?taient convenus de donner, pour prix de la trahison, les objets qu'ils avaient ? la main gauche. De l?, ces boucliers qui, au lieu d'anneaux d'or, pay?rent la jeune fille, et qui l'ensevelirent sous leur masse.
9 - Selon d'autres, en demandant aux Sabins les ornements de leurs mains gauches, Tarp?ia entendait effectivement parler de leurs armes; mais les Sabins, soup?onnant un pi?ge, l'?cras?rent sous le prix m?me de sa trahison.
I, 12
1 - Quoi qu'il en soit, ils ?taient ma?tres de la citadelle. Le lendemain, l'arm?e romaine, rang?e en bataille, couvrait de ses lignes l'espace compris entre le mont Palatin et le mont Capitolin. Les Sabins n'?taient point encore descendus ? sa rencontre, que, d?j? transport?e par la col?re et le d?sir de reprendre la place, elle s'?lance sur la hauteur.
2 - De part et d'autre les chefs animent les combattants; c'?tait Mettius Curtius du c?t? des Sabins; du c?t? des Romains, Hostus Hostilius. Celui-ci, plac? au premier rang et malgr? le d?savantage de la position, soutenait les siens de son audace et de son courage;
3 - mais ? peine fut-il tomb? que l'arm?e romaine plie tout ? coup, et est refoul?e jusqu'? la vieille porte du Palatin. Entra?n? lui-m?me par la multitude des fuyards, Romulus ?l?ve ses armes vers le ciel :
4 - "Jupiter, s'?crie-t-il, c'est pour ob?ir ? tes ordres, c'est sous tes auspices sacr?s qu'ici, sur le mont Palatin, j'ai jet? les fondements de cette ville. D?j? la citadelle, achet?e par un crime, est au pouvoir des ennemis; eux-m?mes ont franchi le milieu du vallon, et ils avancent jusqu'ici.
5 - Mais toi, p?re des dieux et des hommes, repousse-les du moins de ces lieux; rends le courage aux Romains, et suspends leur fuite honteuse.
6 - Ici m?me je te voue, sous le nom de Jupiter Stator, un temple, ?ternel monument du salut de Rome pr?serv?e par la protection puissante."
7 - Il dit; et, comme il e?t senti sa pri?re exauc?e : "Romains, poursuit-il, Jupiter tr?s bon et tr?s grand ordonne que vous vous arr?tiez et que vous retourniez au combat." Ils s'arr?tent en effet, comme s'ils ob?issaient ? la voix du ciel. Romulus vole aux premiers rangs.
8 - Mettius Curtius, ? la t?te des Sabins, ?tait descendu de la citadelle, et avait poursuivi les Romains en d?route dans toute la longueur du Forum. Il approchait d?j? de la porte du Palatin, et criait : "Ils sont vaincus, ces h?tes perfides, ces l?ches ennemis; ils savent enfin qu'autre chose est d'enlever des jeunes filles, autre chose de combattre des hommes."
9 - ? cette orgueilleuse apostrophe, Romulus fond sur Mettius avec une troupe de jeunes gens des plus braves. Mettius alors combattait ? cheval; il devenait plus facile de le repousser. On le poursuit, et le reste de l'arm?e romaine, enflamm? par l'audace de son roi, enfonce les Sabins ? leur tour.
10 - Mettius, dont le cheval est ?pouvant? par le tumulte de la poursuite, est jet? dans un marais. Le danger qui environne un personnage aussi important attire l'attention des Sabins. Les uns le rassurent et l'appellent, les autres l'encouragent, et Mettius parvient enfin ? s'?chapper. Le combat recommence au milieu du vallon; mais l? encore l'avantage demeure aux Romains.
I, 13
1 - Alors, les m?mes Sabines, dont l'enl?vement avait allum? la guerre, surmontent, dans leur d?s, espoir, la timidit? naturelle ? leur sexe, se jettent intr?pidement, les cheveux ?pars et les v?tements en d?sordre, entre les deux arm?es et au travers d'une gr?le de traits : elles arr?tent les hostilit?s, encha?nent la fureur,
2 - et s'adressant tant?t ? leurs p?res, tant?t ? leurs ?poux, elles les conjurent de ne point se souiller du sang sacr? pour eux, d'un beau-p?re ou d'un gendre, de ne point imprimer les stigmates du parricide au front des enfants qu'elles ont d?j? con?us, de leurs fils ? eux et de leurs petits-fils.
3 - "Si cette parent?, dont nous sommes les liens, si nos mariages vous sont odieux, tournez contre nous votre col?re : nous la source de cette guerre, nous la cause des blessures et du massacre de nos ?poux et de nos p?res, Nous aimons mieux p?rir que de vivre sans vous, veuves ou orphelines."
4 - Tous ces hommes, chefs et soldats, sont ?mus; ils s'apaisent tout ? coup et gardent le silence. Les chefs s'avancent pour conclure un trait?, et la paix n'est pas seulement r?solue, mais aussi la fusion des deux ?tats en un seul. Les deux rois se partagent l'empire, dont le si?ge est ?tabli ? Rome.
5 - Ainsi, la puissance de Rome est doubl?e. Mais, pour qu'il soit accord? quelque faveur aux Sabins, les Romains prennent, de la ville de Cures, le surnom de Quirites. En t?moignage de ce combat, le marais dans lequel Curtius faillit d'?tre englouti avec son cheval fut appel? le lac Curtius.
6 - Une paix si heureuse, succ?dant tout ? coup ? une guerre si d?plorable, rendit les Sabines plus ch?res ? leurs maris, ? leurs p?res, et surtout ? Romulus. Aussi, lorsqu'il partagea le peuple en trente curies, il les d?signa par le nom de ces femmes. Leur nombre surpassait sans doute le nombre des curies; mais la tradition ne nous a point appris si leur ?ge, leur rang, celui de leurs maris, ou le sort enfin d?cid?rent de l'application de ces noms.
8 - ? la m?me ?poque, on cr?a trois centuries de cavaliers, appel?es, la premi?re, Ramnenses, de Romulus; la seconde, Titienses, de Titus Tatius. On ignore l'?tymologie de Luc?res, nom de la troisi?me. Depuis ce temps, non seulement la souverainet? fut commune aux deux rois, mais elle fut aussi exerc?e par l'un et l'autre dans une parfaite harmonie.

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Pablo Ruiz Blasco y Picasso (Picasso)
1962

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1645

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Poussin, Gellée, de la Tour, de Champaigne, de la Hyre
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Musée Bode :
Italy - Early and Late Renaissance
The Rape of the Sabine
Group
Adrian de Fries
1621

National Gallery :
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The Rape of the Sabine Women
Thème mythologique
Dimensions : 1.7 m x 2.36 m
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