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Le cimetière renferme également un cénotaphe de l'écrivain sculpté par José de Charmoy, composé d'un gisant du poète aux allures de momie égyptienne et de son buste qui surmonte une chauve-souris.
Charles Baudelaire, fils de Joseph-François Baudelaire, né en 1759, et de Caroline Archenbaut-Dufaÿs, née en 1793, perdra son père à l'âge de six ans.Sa mère se remariera l'année suivante au général Aupick, qui entretiendra de mauvaises relations avec le futur poète. Ce dernier s'inscrira au lycée Louis-le-Grand à Paris en 1836, après quatre années d'études à Lyon. La vie parisienne l'entraînera vers une certaine débauche.
Pressé par sa famille, Baudelaire s'embarquera vers les Indes en juin 1841. Il fera escale de façon définitive à l'île Maurice et reviendra en février 1842. Certains de ses poèmes (A une Dame créole, L'Albatros et Parfum exotique) seront partiellement inspirés par ce voyage. L'écrivain fera la connaissance de Jeanne Duval à son retour. Elle lui inspirera de nombreux vers, notamment ceux de La Chevelure et du Serpent qui danse. Les années 1845-1846 seront marquées par la publication de nombreux articles de critique.
La découverte d'Edgar Poe, en 1847, sera l'occasion de partager avec l'auteur américain le même dédain du peuple et goût du mal pour le mal. La rencontre de Marie Daubrun, la même année, lui inspirera Le Poison et Ciel brouillé.
Baudelaire participera activement aux journées révolutionnaires de 1848. Il traduira les Histoires et des Nouvelles histoires extraordinaires d'Edgar Poe entre 1856 et 1857, puis publiera les Fleurs du mal. L'ouvrage lui vaudra un procès en moralité. Baudelaire et son éditeur, Poulet-Malassis, seront condamnés à des amendes. Six poèmes, aujourd'hui regroupés sous le titre des Pièces condamnés et réunis dans Les Épaves, seront censurés.
Les Paradis artificiels seront publiés en 1860 et la seconde édition des Fleurs du mal l'année suivante.
L'écrivain s'installera en Belgique en 1864 où il donnera une tournée de conférences. Il perdra connaissance lors d'une visite à l'église Saint-Loup de Namur en 1866.
Victime d'aphasie, le poète décédera en 1867. Le Spleen de Paris et les Curiosités esthétiques seront publiés à titre posthume en 1868.
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