 | Description |  |
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Les lions gardiens des temples sont inconnus dans la faune indochinoise. Le sculpteur devait s'inspirer seulement de thèmes venus de l'Inde, de Java ou de la Chine, sans recours direct à la nature. Leur évolution sera liée, du IXème au XIIIème siècle, au soulèvement progressif de l'arrière train et à la stylisation de plus en plus marquée de la crinière. Le lion est assis et d'allure très ramassée dans le style de Prah Kô (fin du IXème). La proportion progressera par la suite, au Phnom Bakheng, grâce à l'allongement du corps. La tête, avec sa gueule énorme et ses yeux exorbités, reste caricaturale. Accroupis vers la fin du Xème siècle, les lions-gardiens se dressent progressivement sur leurs pattes et leurs formes deviennent plus grêles. Dans le style du Bayon, la tête de plus en plus grimaçante est parfois tournée de trois quarts. La queue, généralement sculptée dans la masse, court le long de l'échine. Dans le cas contraire, où elle était peut être en métal, elle a disparu.
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