Date : approx. between 225 and 205 B.C.
Material : Marble
| Item 1 on 149 Greek Antiquities Sculpture (Relief)
Area related Alexandrie (Egypte)
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 | Description |  |
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Chargé de négocier la paix samienne avec Crésus, roi de Lydie, l'ancien esclave devenu vizir reçoit commande de composer à l'intention du roi les fables et histoires et d'en déposer le recueil dans la bibliothèque du palais. De retour à Samos, il sacrifie aux Muses et leur bâtit un sanctuaire, érigeant au milieu d'elles, non pas la statue d'Apollon, mais sa propre statue en souvenir de lui-même. Voilà pourquoi, conclut le chapitre, Apollon fut colère contre lui comme il l'avait été contre Marsyas, lui aussi mortel ayant osé usurper le rang du dieu musagète. Ces deux épisodes sont l'exposé d'un Ésope sacrilège, tournant en ridicule la création poétique telle que la concevait l'art académique. Un bon témoin de celui-ci est le bas-relief d'Archélaos de Priène, dit "l'Apothéose d'Homère", sculpture trouvée à Bovillae sur la voie appienne, mais probablement originaire d'Alexandrie. La frise inférieure représente une scène votive de sacrifice dans un espace clos (salle de cours du Musée, temple ou maison privée ?) pour y célébrer la divinisation d'Homère. Ainsi que l'indiquent les inscriptions, le poète siège entre l'Iliade et l'Odyssée qui lui servent d'accoudoirs, et a devant lui Mythos enfant. Tandis que le couple royal, Arsinoé III et Ptolémée IV Philopator, figures de la Terre habitée et du Temps (Oikouménè et Chronos), dépose sur la tête d'Homère la couronne du vainqueur, défilent devant l'autel les allégories
savantes des Muses : histoire, poésie, tragédie, comédie, la nature (Physis), toute petite, sans doute parce que, selon l'adage, elle aime à se cacher, puis successivement la vertu (Arétè), la mémoire (Mnémè), la foi (Pistis) et la sagesse (Sophia). Les parties supérieures du relief sont une scène d'extérieur, représentant la montagne de l'Hélikon gravie par la procession des Muses, de bas en haut : Clio, Euterpe, Melpomène, Thalie, Terpsichore, Eratô, Polhymnie, Uranie, et, à l'écart du groupe, Calliope la sagesse. Clio, la première des Muses, est installée dans la grotte d'Apollon citharède, reconnaissable par l'omphalos delphique ; à part de la composition, sous le trépied de la victoire, la statue (non inscrite) du poète victorieux au concours, dédicant du relief et, au sommet de l'oeuvre, comme il se doit, les parents des Muses, Zeus et Mnémosyne.
Extrait : Histoire des syncrétismes de la fin de l'Antiquité
M. Michel T. Ardieu
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