Date : near 1745
Material : Porcelain
| Item 6 on 21 European Painting Sculpture (Groupe)
Area related Italy
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 | Description |  |
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Borée, dieu du vent violent du Nord né en Thrace, souvent opposé à la douceur de Zéphyr, le vent de l'Ouest, est le fils de la divinité céleste Astréos (les Astres) et d'Eos (l'Aurore). Il courtisera Orythie, la fille du roi d'Athènes Erechthée, qui se refusera à lui mais sera emportée dans un nuage jusqu'en Thrace alors qu'elle dansait dans les prairies au bord de l'Illissos. Le couple donnera naissance à deux fils ailés, Calaïs et Zélés, et deux filles, Chioné et Cléopatra. Borée deviendra l'un des patrons des Athéniens qui lui offriront un sacrifice lors des guerres Persiques. Borée engendrera douze poulains avec l'une des juments de Danaos.
Métamorphose d'Ovide - Borée (VI, 675-701)
Cependant Pandion ne put se consoler du triste destin de ses enfants; et longtemps avant les jours de la vieillesse, il descendit chez les morts.
[677] Le sceptre et le gouvernement d'Athènes passèrent entre les mains d'Érechthée, dont le règne fut aussi grand par la justice que puissant par les armes. Il avait quatre fils et quatre filles; deux d'entre elles pouvaient se disputer le prix de la beauté. Aimable Procris, Céphale, petit-fils d'Éole, était votre heureux époux. Mais Borée soupira longtemps en vain pour Orithye. L'exemple de Térée et l'horreur qu'inspiraient les Thraces étaient un obstacle à son bonheur. Orithye lui fut refusée tant qu'il se borna à la demander, tant qu'il employa d'inutiles prières. Voyant enfin qu'il n'obtenait rien de ses soins respectueux, il s'abandonne à sa violence, et reprend son fougueux caractère : "Je l'ai mérité, dit-il. Pourquoi me suis-je dépouillé des armes qui me conviennent, la force, la colère, et la violence ! pourquoi suis-je descendu à des prières, dont l'usage devrait m'être inconnu ! La force est mon partage : par elle je dissipe les nuages; par elle je soulève les mers, je déracine le chêne altier, je durcis les neiges sur la terre, je fais tomber la grêle qui bat les champs désolés. C'est moi qui, dans les plaines de l'air, car c'est là le théâtre de ma fureur, c'est moi qui rencontre mes frères, et les combats, et lutte avec un tel effort, que l'éther retentit et tonne de la violence de notre choc, et que, du sein des nuages qui s'entrouvrent, jaillissent la foudre et les éclairs. C'est moi qui pénétrant dans les antres de la terre, et qui soulevant mon dos dans ses vastes cavernes, par d'immenses secousses ébranle la terre et les enfers. C'est par de tels moyens qu'il me fallait prétendre à l'hymen d'Orithye. Je ne devais point prier Érechthée, mais employer la force, et lui donner un gendre malgré lui."
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