Les grands cimetières d'Ancun et de la vallée de Chancay, sur la côte centrale du Pérou, livreront une céramique assez grossière, souvent noire et blanche.
Les vases moulées prendront des formes variées, notamment celle d'un pot composé d'un corps oblong et d'un col court orné d'un visage humain peint. Les nombreuses gazes, retrouvées dans les tombes, attestent d'une production de tissus florissante.
La nécropole de Chancay, prés de Lima, sera largement pillée. Elle livrera des tombes, creusées dans le sol et recouverte d'un toit en roseau, contenant un fardo (momie enveloppée), comme à Huari. Le mobilier funéraire comprendra des céramiques trichromes aux traits identiques et aux bras en moignons, ainsi que des jarres et des gobelets en céramiques à décors géométriques rappelant ceux des textiles.
Les archéologues mettront également à jour des métiers à tisser et leurs accessoires, tels des corbeilles à ouvrage, des pelotes de laine, des fuseaux, des aiguilles et des patrons. L'inventaire ne serait pas complet si l'on oubliait les couronnes de plumes sur une âme de bois, la tête funéraire en bois, anciennement peinte de couleur rouge, retrouvée sur un fardo ainsi que les arbres schématiques, constitués d'un coeur en vannerie, de roseaux enroulés et de fils de laine pour imiter les branches.
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