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Prenant naissance au pont Saint Michel, pour aboutir au Pont Neuf, l'ancienne rue de Seine construite en 1313 par Philippe le Bel reliait le Palais de la Cité et l'Hôtel de Nesle en passant par le Petit Pont, unique ouvrage de cette nature de la rive gauche existant au Moyen Age. La voie sera rebaptisée rue de Seine allant aux Augustins (1389), rue du Pont Neuf, rue du Pont Neuf qui va aux Augustins, rue des Augustins (1444), quai des Augustins, quai de la Rivière, quai de la Vallée.
La partie comprise entre la place Saint-Michel et la rue Gît-le-Coeur, qui formait la rue du Hurepoix, sera supprimée en 1806.
Les caves des n° 53, 55 et 57 abritent encore quelques vestiges de l'église abbatiale, notamment des colonnes, des voûtes et des chapiteaux. Henri III y instituera, en 1578, l'Ordre de chevalerie du Saint-Esprit qui disparaîtra en 1830, en même temps que les autres ordres de l'Ancien Régime. Marie de Médicis y sera proclamée Régente en 1610, après l'assassinat d'Henri IV.
Les maisons qui bordent le quai datent des XVIème, XVIIème, XVIIIème et XIXème siècles.
Un marché à la volaille, au beurre et aux oeufs, dit marchée de la Vallée, occupera l'emplacement du n° 33 de la fin du XVIIème siècle au XIXème. L'hôtel de deux étages au n° 35, à l'angle de la rue Séguier, appartiendra à la famille Montholon au XVIème siècle (hôtel Feydeau de Montholon), avant d'être occupé par l'imprimeur Firmin Didot.
Le n°51 abrite le restaurant Lapérouse, du nom de l'explorateur Jean François de Galaup, comte de La Pérouse (1741-1788), fondé en 1766 par un limonadier de la Cour. Ce lieu, dont les salons sont inscrits à l'inventaire des Monuments historiques, sera fréquenté par de nombreux écrivains parmi lesquels Dumas, Hugo, Zola, Flaubert et Maupassant. Les jolies femmes invitées chez Lapérouse gravaient alors leurs initiales sur les glaces des salons, pour vérifier la dureté des diamants que venaient de leur offrir leurs amants. |