| Description |  |
 |
Charles Boucher, seigneur d'Orsay, prévôt des marchands de 1700 à 1708, nommé Conseiller d'Etat en 1709 et décédé le 5 juin 1714 à l'âge de soixante-treize ans, ordonnera la construction d'un quai en pierres de tailles en 1708. Les travaux prendront fin sous l'Empire, en 1815, période au cours de laquelle le quai prendra le nom de Bonaparte. Le quai était précédé, avant son rehaussement au XIXème siècle, d'un jardin en terrasse qui descendait jusqu'aux berges.
La Caisse des Dépôts et Consignations, incendiée au cours de la Commune, occupe aujourd'hui plusieurs hôtels particuliers entre la rue du Bac et le Musée d'Orsay, notamment celui construit par Robert de Cotte, premier architecte du Roi, en 1727. Il en subsiste un fronton classé orné d'une Minerve regardant un plan d'architecte.
L'hôtel construit par Pierre Rousseau entre 1782 et 1792 pour le compte du prince de Salm-Kyrburg, aux angles de la rue de Bellechasse et de Solférino, sera acquis par la Grande Chancellerie de la Légion d'Honneur en 1804. Entièrement restauré après son incendie lors de la Commune, il héberge aujourd'hui le musée de la Légion d'Honneur et des ordres de la Chevalerie, créé en 1925 par le général Dubail.
La dernière partie du quai, qui conduit au Palais Bourbon, laisse apparaître les façades sur jardin de l'hôtel de Beauharnais, construit par Boffrand et redecoré sous l'Empire, qui héberge la résidence de l'ambassadeur d'Allemagne en France. L''hôtel de Seignelay, également construit par Boffrand en 1714, est aujourd'hui occupé par un ministère.
Un hôtel néo-palladien orné de colonnes, dont la façade en retrait domine un perron hébergeant deux statues drapées à l'antique, occupe le numéro 25. Les immeubles des numéros 27 et 29, d'inspiration Art-Nouveau, seront construits par l'architecte Bouwens van der Boijen en 1905. L'immeuble en rotonde qui forme l'angle avec le boulevard Saint-Germain date du Second-Empire. |