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Le nouveau pharaon se fait couronner à Karnak, sous le nom d'Aménophis IV "Celui qui satisfait Amon", signe qu'au départ, il n'était pas en lutte ouverte avec le clergé d'Amon Rê. Il épouse sa cousine Néfertiti (La belle est venue), fille de Ay et de Tiy II, donc petite-fille de Youya et Touya. Aménophis IV et Néfertiti forment un couple encore plus étroitement lié politiquement que celui Aménophis III et Tiy.
Le pharaon vénère l'ensemble du panthéon égyptien jusqu'en l'an 4 de son règne et entreprend un programme de construction traditionnel. Sans doute lasser de la puissance du clergé d'Amon, le dieu le plus puissant, il impose le culte d'Aton (le dieu au disque solaire) comme dieu unique. Il fait détruire, en les martelant, les noms et les images d'Amon et quitte Thèbes, capitale de l'Empire et siège du Temple d'Amon (Karnak). Il prend alors le nom d'Akhenaton "Celui qui est bénéfique pour Aton" et fait construire une ville nouvelle, à 320 km plus au Nord. Elle portera le nom de Akhet-aton "l'Horizon d'Aton", connue aujourd'hui sous le nom de Tell Amarna. Un nouvel art armanien voit le jour, moins rigide, et surtout moins conventionnel que par le passé. Les formes deviennent réalistes, pouvant aller jusqu'à la caricature. Les crânes s'allongent anormalement vers l'arrière, la poitrine se rétrécit, le ventre ballonne au-dessus du pagne. Chose nouvelle, l'art officiel représente dès le début la famille royale dans des scènes jugées jusque là trop intimes.
L'épouse royale Néfertiti et les six princesses nées de son union avec le roi sont omniprésentes. La reine Tiy s'installe à la cour d'Armana en l'an 12 ce qui permet à certains d'affirmer qu'Akhenaton n'a régné seul qu'à partir de cette date. L'une des six filles du couple royal, Mékétaton, meurt la même année. Nefertiti semble jouer un rôle réduit à partir de cet instant et se serait peut-être éloignée. L'une de ses filles, Méritaton, la remplace dans les cérémonies auprès du roi. Les trois dernières années du règne sont troublées par les persécutions contre les défenseurs du culte d'Amon.
Très mystique, Akhenaton compose certains hymnes à la gloire d'Aton que l'on retrouve à l'état presque original dans les Psaumes de la Bible. Moïse, élevé comme un prince égyptien et presque contemporain du roi Akhenaton, a peut-être été inspiré par ce dernier. Les principes du monothéisme existaient à l'état latent dans la religion égyptienne et étaient à la base de l'enseignement secret des temples depuis des siècles. La réforme d'Akhenaton n'est, en réalité, qu'une divulgation des mystères de l'ancien enseignement et une profanation de ce qu'il contenait de plus sacré. Les initiés qui partageaient le secret considéraient l'initiative comme un sacrilège. Pacifiste avant l'heure, le roi refuse de faire la guerre pour défendre les frontières de l'Egypte. Les incursions ennemies se succèdent provoquant la colère des égyptiens. Ce mécontentement sera exploité par les prêtres d'Amon qui mirent sur pied une conjuration pour éliminer le roi.
L'autorité du pharaon était indiscutable de son vivant. Akhenaton qui ne se déplaçait qu'à l'intérieur de ses stèles, les frontières de Tell El-Armana, semblait ignorer le vent de révolte parti de Thèbes et qui gagnait toutes les provinces. La reine-mère Tiy viendra personnellement à Tell El-Armana pour informer son fils qui semblait ne pas saisir la gravité de la situation. Il enverra Smenkhka Rê, son demi-frère ou cousin nommé corégent, pour négocier avec le clergé thébain une tolérance pour la restauration du culte d'Amon et d'Osiris. On ignore les conditions exactes de la mort du roi. Sa tombe ainsi que celle de Néfertiti n'ont jamais été découvertes. Celles qui ont été construites à Amarna étaient vides. Leurs dépouilles ont sans doute été transportées dans un lieu secret par des fidèles. |
| Description |  |
He established a new capital at Tell el-Amarna, where he could worship his god. The most famous displayed objects are the colossal statues of king Akhenaton from Karnak, an unfinished head of the beautiful queen Nefertiti, fragments of paving from Tell al-Amarna, different statues of Akhenaton and his family, and the Amarna Letters. |