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L'hippodrome, construit Septime Sévère après avoir fait raser la ville insoumise, sera le premier édifice construit sur cette colline surplombant la mer de Marmara. Constantin, à l'origine de travaux d'agrandissement entrepris au IVème siècle, fera construire une terrasse soutenue par des voûtes reposant sur des piliers. Les nouvelles galeries abriteront les écuries et les cages aux fauves, ainsi que les conducteurs de chars et les gladiateurs. Le nouvel ensemble, de 450 mètres de longueur sur 150 de largeur, était entouré de 40 rangées de gradins sous lesquels s'établira un marché.
L'axe central de l'hippodrome (spina - dorsale) était constitué d'un podium en pierre sur lequel reposaient de nombreux monuments. Il n'en subsiste que l'obélisque de Théodose, l'obélisque muré et la colonne serpentine. La tribune impériale, au milieu du côté oriental, communiquait directement avec le palais. Elle était précédée d'une loge destinée à la garde. La loge de l'Impératrice, différente de celle de l'empereur, n'a pas été localisée.
L'hippodrome sera le théâtre de nombreuses émeutes. Près de 40.000 personnes, réclamant le départ de Justinien, seront massacrés en 532 par le général Bélisaire. De nombreuses querelles opposeront les partis politiques des Verts, associés aux Rouges et des Bleus, associés aux Blancs. Les premiers, liés au commerce et à l'artisanat, approuveront les déviations orientales de l'Eglise, tandis que les autres, souvent d'origine gréco-romaine, défendront l'orthodoxie religieuse.
La prise de contrôle de Constantinople par les Latins, en 1204, mettra un terme aux fêtes somptueuses de l'hippodrome. Ce dernier deviendra une carrière de marbre et un champ de tir à l'arc pour les pages du Sénat. Le sultan Mahmut II y fera massacrer 30 000 janissaires en 1826. |
| Description |  |
Déjà en ruine lors de l'occupation latine (1204-1261), la place sera réhabilitée par les empereurs ottomans qui y feront construire des maisons patriciennes, le palais d'Ibrahim Pacha, la mosquée du Sultan Ahmet Ier, les mausolées d'Ahmet III et de Firuz Aga, et la fontaine de Guillaume II. La place héberge aujourd'hui les obélisques muré et de Théodose, ainsi que la colonne serpentine rapportée du temple d'Apollon à Delphes. |